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Environnement : 100 gestes simples à adopter
Recommandé par des Influenceurs
Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /Juil /2008 22:14
L'été dernier, je me baladais dans les rayons de la Fnac, quand soudain mon oeil a été attiré par cette couverture au détour d'un rayon... Travailler plus pour gagner moins... Damned ! Pour une habitante de Sarkoland, le pays du 
" Travailler plus pour gagner plus " , voilà qui faisait l'effet d'une bombe ! Je me suis donc précipitée sur l'ouvrage et je l'ai dévoré sitôt rentrée à la maison. Car ce livre est un petit bijou d'humour, d'absurdité et d'intelligence, un récit  autobiographique de Iain Levison, sorti de l'Université avec une licence de lettres et qui a passé les dix années suivantes à parcourir les Etats-Unis et à exercer une multitude de petits boulots : 42 exactement. Où sa licence ne lui a été d'aucun secours ni d'aucune utilité.
A la lecture de ses déboires professionnels, on rit beaucoup, même si on rit souvent jaune. Iain Levison possède un incroyable talent de conteur, chacune de ses pages est irrésistible de drôlerie, on a l'impression d'être au coeur même de toutes les péripéties ( tragi-comiques ) qu'il nous narre, avec ce recul, cette férocité pleine de tendresse, cette causticité et ce regard acéré typiques des écrivains anglo-saxons. Une fois que vous avez ouvert ce livre, attention vous ne pouvez plus le lâcher !  Vous croyez avoir déjà eu maille à partir avec un employeur retors ? Vous croyez avoir déjà fait des petits boulots de merde ??? Alors, c'est que vous n'avez jamais été pêcher du poisson en Alaska. Lisez ce chapitre hilarant et vous comprendrez ce qu'est vraiment un boulot de merde ! 
Mais une fois qu'on a fini de rire, on referme le livre et on réfléchit. Car de cette plongée au coeur du monde du travail, dans cette autre Amérique, celle des laissés-pour compte et des miséreux, loin du cliché de l'Amérique gagnante que l'on voudrait nous vendre, nous ne sortons pas indemnes. Au-delà du problème du marché de l'emploi, typiquement américain, dont il est question ici à travers l'expérience de l'auteur, c'est une réflexion toute entière sur notre société et sur le monde dans lequel nous vivons. Et l'on réalise que finalement nous ne sommes pas si loin que cela en France du monde qui est dépeint dans ce récit, et c'est bien cela qui est inquiétant.
C'est le troisième livre de Iain Levison, les deux premiers sont aussi bons, et on peut espérer pour lui qu'il n'aura bientôt plus besoin d'exercer de petits boulots. Aux dernières nouvelles, il travaillait à temps partiel dans un restaurant.

Un extrait à savourer :

" Au cours des dix dernières années, j'ai eu quarante-deux emplois dans six États différents. J'en ai laissé tomber trente, on m'a viré de neuf, quant aux trois autres, c'a été un peu confus. C'est parfois difficile de dire exactement ce qui s'est passé, vous savez seulement qu'il vaut mieux ne pas vous représenter le lendemain.
Sans m'en rendre compte, je suis devenu un travailleur itinérant, une version moderne du Tom Joad des Raisins de la colère. À deux différences près. Si vous demandiez à Tom Joad de quoi il vivait, il vous répondait : 'Je suis ouvrier agricole." Moi, je n'en sais rien. L'autre différence, c'est que Tom Joad n'avait pas fichu quarante mille dollars en l'air pour obtenir une licence de lettres. "


Par Paloma - Publié dans : Le coin lecture
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 10:39

Comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, j'ai décidé de commencer cette nouvelle rubrique par l'homme de mes rêves à moi. J'ai nommé : Edward Norton. Ed pour les intimes.
J'ai rencontré Edward il y a quelques années, dans un cinéma obscur, où pour tout vous dire j'avais rendez-vous avec Brad Pitt. Et là, je ne sais pas ce qui s'est passé, un truc totalement fou et imprévisible, Brad s'est comme dissous dans l'atmosphère et s'est transformé en homme invisible. Oui je sais, c'est ENORME ! Bon, mais que s'est-il donc passé ??? Une chose très simple : Edward est apparu, balayant tout sur son passage. Mais qui était-il ? D'où venait-il ? Où allait-il ? Comment avais-je pu vivre sans lui pendant si longtemps ? Les questions se bousculaient dans ma tête et je me retrouvais bientôt en proie à un véritable dédoublement de la personnalité, tel le personnage incarné par Edward dans le film. Je venais de rencontrer mon destin, le mot n'est pas trop fort. Et entre nous soit dit, Angelina l'a échappé belle. Sans ma rencontre avec Ed, c'est moi qui aurait accouché de jumeaux aujourd'hui !!!
Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis, beaucoup d'hommes ont traversé ma vie, quelques acteurs aussi : John Cusack, qui aurait très bien pu prétendre au titre convoité ( si, si, je vous assure ) d'homme de mes rêves, Clive Owen ( je suis quand même la fille qui a vu 10 fois de suite " Le Roi Arthur " ), Daniel Craig, et je ne parle même pas de Robert Redford ou d'Al Pacino qui sont tout à fait hors concours ! Mais personne, je dis bien personne, n'a pu prendre la place d'Edward dans mon coeur.
Ed, c'est la classe à l'état pur ! De l'intelligence et du charme, une élégance innée, du talent à en revendre, c'est comme si toutes les fées bostoniennes ( il est né à Boston, je précise pour les ignares ) s'étaient penchées sur son berceau à la naissance. Bref, Edward c'est l'homme de mes rêves ! Pas si lisse que ça sous ses airs de jeune homme de bonne famille, réputé pour son sérieux et son intransigeance, fuyant la célébrité, parlant quatre langues ( fait suffisamment rare chez un américain pour être souligné ), diplômé en Histoire de la prestigieuse université de Yale, considéré par beaucoup comme l'acteur le plus doué de sa génération. Il a  aussi un sourire à tomber et un regard parfois si triste qu'on a forcément envie de le prendre dans nos bras et de le consoler. Oui, il est trop fort Edward ! Et puis, un homme qui a été amoureux de deux femmes aussi différentes que Courtney Love et Salma Hayek, ça ouvre forcément un champ infini de possibilités...
En fait, Edward n'a qu'un seul défaut. Il n'a toujours pas réalisé que c'était moi la femme de ses rêves... mais je ne désespère pas de le convaincre un jour !



Par Looking for Savannah - Publié dans : L'homme de nos rêves
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Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /Juil /2008 13:03

Un premier débriefing rapide sur la crème miracle après quelques semaines d'utilisation.
1 ) Je ne l'ai pas appliquée quotidiennement, donc ça compte pas vraiment.
2 ) Elle s'applique très facilement, c'est juste que je n'ai pas été assidue ( ou peut-être que le prix m'a tellement impressionnée que je veux la faire durer le plus longtemps possible ).
3 ) Elle est très agréable à mettre et pénètre très rapidement dans la peau.
4 ) Il me semble, je dis bien il me semble, avoir constaté une léger changement sur ma peau depuis que je l'applique. Peau plus souple et ridules atténuées, mais peut-être que c'est juste un effet d'optique.
5 ) J'ai lu l'avis d'une dermatologue dans un articlé trouvé sur internet, elle dit que des tests ont été effectués à l'aveugle avec des produits placebo et qu'il n'y a pas vraiment de différence. En bref, ce serait juste une crème anti-rides banale et elle n'aurait rien de la crème miracle annoncée.
6 ) Peut-être que cela est à l'origine de mon manque d'assiduité à l'appliquer !


Par Paloma - Publié dans : Dans ma salle de bains
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Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /Juil /2008 12:13

Après d'excitants débuts dans la blogosphère, où je me voyais déjà pondre une chronique régulière, force est de constater que je me la coule douce... En d'autres mots, ça craint !
Difficile d'écrire au jour le jour sans tomber dans le récit affligeant de notre petit train-train quotidien ! Est-ce-que ça intéresse vraiment quelqu'un de savoir que depuis deux semaines je suis réveillée tous les matins par le doux bruit du marteau piqueur ? Et qu'un papier collé dans le hall de l'immeuble vient de m'apprendre que cette joyeuse musique matinale va accompagner tous mes réveils pendant encore 45 jours ??? Est-ce-que ça intéresse vraiment quelqu'un de savoir que tous les matins quand j'ouvre mes volets je me demande ce que je fais en région parisienne ? Est-ce-que tous les Parisiens se disent comme moi : est-ce-que l'été va arriver un jour ? Peut-être à l'été 2009, qui sait ?
Voilà le sujet principal de mes réflexions actuelles : la venue ou non du soleil. Flottant au milieu de deux ou trois autres réflexions non moins essentielles et tout aussi obsessionnelles. Ce qui finalement explique peut-être mon silence actuel. Et là je réalise qu'en fait le but du blog, entre autres, est de réfléchir différemment par rapport à la manière à laquelle nous étions précédemment habitués... Euh... je suis claire, là ? Je m'explique : au lieu de réfléchir dans notre tête, nous réfléchissons sur l'écran de notre ordi chéri. Dit comme ça, ça ne semble pas vraiment révolutionnaire comme découverte ! Mais je me comprends, et c'est le principal, non ?
Ceci vous prouve l'état de mon esprit à l'heure actuelle : engourdi !
En ce moment, je passe également beaucoup de temps à découvrir d'autres blogs, notamment ceux des Français expatriés à New-York, et ça m'aide à réfléchir. Réfléchir à ce que j'ai vraiment envie de faire dans les années qui viennent. A savoir : quitter la France. A vrai dire, ça fait un petit moment que j'y pense, mais j'y reviendrai plus tard. J'ai découvert des blogs vraiment géniaux et supers bien faits, et ça donne envie de s'y mettre sérieusement. Je ne peux cependant m'empêcher de penser au petit côté voyeurisme qu'il y a à plonger dans la vie des autres, à voir les photos de leurs apparts, de leurs proches, etc... et à cette manie que nous avons ( nous, l'espèce humaine ) de toujours vouloir comparer notre vie à celle des autres. Mais je me rends compte aussi que ces blogs sont supers utiles car ils peuvent véritablement agir comme un coup de fouet, et on se dit : si d'autres l'ont fait, alors moi aussi je peux le faire !!! Là, je ne parle pas d'ouvrir un blog, vous m'aurez compris, mais de s'expatrier...
Voilà un peu où j'en suis de mes réflexions aujourd'hui.  Je ne sais pas vraiment jusqu'où peut nous emmener un blog, quelle utilité réelle il a, mais peut-être que son but premier est justement de nous faire partager des vies dont on n'aurait jamais soupçonné l'existence autrement, et par là-même de nous remettre en phase avec notre propre existence et de nous amener à nous poser les bonnes questions. Par exemple : je me vois où dans 10 ans ? Et vous ? Où aimeriez-vous être dans 10 ans ?
Par Paloma - Publié dans : Ma vie, mes humeurs
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Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /Juil /2008 16:11

J'en rêvais depuis plusieurs années, mais je dois dire que le prix élevé de cette fameuse crème miracle ( environ 130 euros les 30 ml ) m'avait toujours dissuadée de sortir la carte bleue de mon portefeuille ( quand je la sors pour des trucs beaucoup plus inutiles, il faut bien l'avouer ).
La crème de la mer, pour tous ceux qui ne la connaissent pas, ce n'est pas juste une crème de plus. C'est THE crème. Disponible en France depuis quelques années, il fallait auparavant se la faire ramener des Etats-Unis par une bonne âme compatissante. Un halo de mystère entourait cette crème mythique prisée, comme il se doit, par les plus grandes stars hollywoodiennes. Il faut dire que l'histoire de sa conception a un petit côté romanesque, propice à tous les engouements pour une beauty-addict telle que moi ! 
Cette crème fut en effet mise au point par le docteur Max Huber, un physicien en aérospatial, qui eût le visage grièvement brûlé à la suite d'un grave accident. Ne trouvant rien qui puisse soulager ses douleurs et effacer ses cicatrices, il se mit alors tout seul à la recherche du produit miracle qui pourrait l'aider. Et il finit par mettre au point la bonne formule après douze ans de recherche et environ 6000 essais. Il remarqua après deux ans d'utilisation quotidienne que sa peau était plus lisse et régénérée. Voilà donc comment naquit ce produit culte !
A priori, rien de sensationnel ni de révolutionnaire dans ses actifs que l'on peut retrouver dans de nombreux cosmétiques. Non, le miracle viendrait de la manière dont les ingrédients qui la composent sont mélangés et du processus de fermentation qui dure environ 4 mois. Au bout de ce laps de temps, les composants se transforment en une substance nutritive appelée " miracle broth ". Chaque pot est  ensuite rempli à la main afin de préserver l'équilibre de la crème. Il suffit simplement de la faire chauffer légèrement entre ses doigts afin d'en libérer les actifs, et de l'appliquer matin et soir pour en constater très vite les bienfaits. On dit que Jennifer Aniston et Vanessa Paradis, entre autres, ne pourraient plus s'en passer.
L'histoire fait rêver, non ? Alors, après moultes hésitations, j'ai fini par m'offrir cette crème cultissime. Je m'en tartine religieusement, avec parcimonie quand même eu égard à son prix, et j'attends ! Et oui, vu que j'ai commencé il y a seulement quinze jours, je ne peux pas encore vous donner de détails croustillants sur le ou les miracles susceptibles de survenir dans ma salle de bains, qui pour l'heure s'est transformée en annexe de Lourdes, mais je vous promets de vous tenir au courant régulièrement de cette nouvelle saga survenue dans ma vie palpitante...

Par Paloma - Publié dans : Dans ma salle de bains
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Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /Juil /2008 13:46
 

Bon, c'est décidé, je me lance ! Après avoir tenté de tenir plusieurs blogs que j'ai lâchement abondonnés, tels des méduses échouées sur une plage méditerranéenne ( je viens de lire un article sur la recrudescence des méduses qui seraient de plus en plus dangereuses, méfiez-vous ), je prends la ferme résolution de me replonger sérieusement dans la blogosphère, qui n'en a absolument rien à faire ( je fais des rimes, ça commence bien ), et de vous faire part de mes états d'âme, comme des millions d'internautes à travers le monde... Aux grands mots, les grands remèdes : une théière remplie de thé vert, la position du lotus, le dos bien droit, et mes doigts agiles courant sur le clavier !

A ma décharge ( petite excuse minable pour expliquer pourquoi mes précédents blogs sont quasi morts-nés ), je dois dire qu'il s'est passé pas mal de choses dans ma vie virtuelle depuis un an. Tout d'abord, j'ai découvert My Space ( oui, je sais, je suis TRES en retard ) et après une longue période d'excitation qui commence tout juste à s'éroder, et aussi après un bref détour par Second Life où je me suis perdue dans les méandres de l'intelligence inhumaine, j'ai fait la rencontre ( forcée ) de Facebook. Pourquoi forcée ? me demanderez-vous avec votre air faussement innocent et vos grands yeux étonnés. Allons donc, vous n'allez pas me faire croire que vous avez pu échapper à la vague ( que dis-je ? la déferlante ) facebookienne qui s'est abattue sur la France depuis quelques mois ? Avec un pic particulièrement inquiétant pendant l'automne 2007... et une défacebookisation ( notre vocabulaire s'est enrichi ) massive au cours de l'hiver qui a suivi. Contrairement à My Space, plutôt bon enfant, et squatté par des poètes en tous genres, des musiciens, des doux rêveurs, des artistes en devenir ou en désespérance, Facebook incarne à merveille la politique du vide, du néant, de l'inutile, de l'insipide. Et là, j'en vois déjà qui sautent sur leur clavier d'un geste rageur pour bien me faire comprendre que je suis moi-même l'incarnation du vide, du néant, de l'inutile, etc... Oh la, braves gens, du calme ! Je l'avoue, je suis peut-être un peu dure avec Facebook. Car il parait, d'après certains de mes amis, que Facebook servirait à retrouver des gens perdus de vue depuis longtemps. D'où cette interrogation qui me taraude : a-t-on réellement envie de retrouver des gens que l'on a, souvent volontairement, perdus de vue ? La question mériterait d'être posée au prochain bac philo, mais peut-être l'a-t-elle déjà été ? Quoi qu'il en soit, Facebook a ses fervents adeptes, ses groupes, ses anti-groupes, ses applications diverses et variées, ses profils aux 1500 friends, etc... etc... Et moi, mouton parmi les moutons, je n'ai pas su résister à l'envahisseur et aux multiples invitations qui inondaient ma boîte mail, et j'ai fini par devenir une habitante de ce grand village planétaire où tout le monde est ami et où personne ne se connait. Et j'ai moi aussi retrouvé des gens que je n'avais aucune envie de retrouver, et je passe moi aussi des heures à refuser les demandes de ceux qui veulent m'acheter. Car sur Facebook, pour les non-initiés, on peut vendre ses amis ( pour rire ! du moins, c'est ce qu'on dit ), entre autres joyeusetés toutes plus débiles les unes que les autres. Et tous les jours, je me dis : je vais me défacebookiser. Je songe même à créer un groupe : ceux qui se défacebookisent. Mais impossible, car si je me défacebookise, qui va s'occuper du groupe de ceux qui se défacebookisent ? Vous suivez ? Bref, je me suis retrouvée piégée, d'où mes blogs avortés... Car au bout d'un moment, vous finissez par croire qu'on vous a greffé un ordinateur au bout des doigts ! Et de m'interroger sur cette drôle d'époque où l'on s'envoie des SMS au lieu de s'appeler ( ou même de se voir ) et où l'on veut ouvrir des blogs susceptibles d'être lus par la planète entière. Et de me souvenir de l'époque où nous étions adolescentes ( là, je m'adresse plus particulièrement aux filles ; les garçons comprendront et me pardonneront ) et où nous avions un petit journal intime ( Pierrot lunaire sur fond mauve pour le mien ) fermé par un cadenas dont nous cachions soigneusement la clé. Car personne, absolument personne, ne devait lire une seule page de ce cahier qui était le confident de nos états d'âme, de nos colères, de nos chagrins, de nos rêves les plus fous. Sous aucun prétexte.Tout ça devait rester sous clé.
Curieux retournement de situation et passionnant sujet de réflexion. Car aujourd'hui, la clé est jetée et la boîte de Pandore est ouverte. Les blogs fleurissent sur le net, nos pensées envahissent la toile, les communautés virtuelles ne cessent de croître, et on se demande comment on faisait avant pour communiquer.

Alors voilà, je me lance aussi. Sans trop savoir comment m'y prendre, ni même si ça mènera quelque part. Mais peut-être que le but est justement de n'arriver nulle part, peut-être ne doit-on seulement envisager cela que comme un exercice d'écriture, un rendez-vous quotidien avec nous-mêmes, et parfois peut-être avec d'autres, si le courant passe...

Pour terminer en beauté, une phrase de Camus que je laisse à votre appréciation : " ceux qui écrivent clairement ont des lecteurs ; ceux qui écrivent obscurément ont des commentateurs ". Alors, clarté ou obscurité ?
Publié dans : Ma vie, mes humeurs
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Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /Juil /2008 13:34

Les mots nous manquent pour décrire le calvaire de cette femme ( mais peut-on seulement l'imaginer ? ) retenue dans la jungle colombienne pendant plus de 6 ans.

Les mots nous manquent en la voyant descendre de l'avion et étreindre sa mère pendant de longues minutes.

Les mots nous manquent devant ces yeux malicieux et ce sourire éclatant qui illuminent ce visage fatigué.

Les mots nous manquent tandis qu'on a la gorge nouée et qu'on pleure comme si c'était une amie qui revenait.

Les mots nous manquent devant le courage et la foi de cette femme, devant sa dignité et son humanité.

Les mots nous manquent devant ce miracle : le retour à la vie de celle dont on avait fini par se dire qu'elle ne reviendrait plus de l'enfer.

Les mots nous manquent devant ses enfants, petits soldats infatigables de l'amour.

Les mots nous manquent en pensant à tous ceux qui sont encore prisonniers des Farc.

Les mots nous manquent car l'émotion nous submerge.

Alors, juste ces mots : Ingrid, on t'aime.

Publié dans : Séquence émotion
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